Il s’agit de l’alopécie la plus courante chez l'homme.
Elle touche aussi bien de jeunes hommes dès l'âge de 20-22 ans (20 %) que des hommes de la quarantaine
50 % des hommes à partir de 50 ans souffrent d’alopécie androgénétique. Cette alopécie vient d’une prédisposition héréditaire c'est-à-dire qu’elle se transmet généralement de père en fils. Cela ne signifie pas que tous les hommes souffrant d'alopécie androgénétique auront un enfant prédisposé à ce type d’alopécie. Celle-ci est liée à l'hyperactivité de l’enzyme, la 5α-réductase, qu'il est essentiel de réguler, mais qu’il est impossible d'inhiber totalement puisqu’elle est inévitablement liée à la production de testostérone.
On reconnaît la chute de cheveu androgénétique par sa localisation. Les zones dégarnies sont le haut du front (golfes bilatéraux) ou le sommet du crâne, dans cette zone la chute débute généralement par une tonsure, alors que la nuque et les tempes restent denses et bien fournies. Cette chute trouve son origine dans l’hyperactivité de la 5 alpharéductase.
Cette enzyme va convertir, de manière locale et excessive, la testostérone en dihydrotestostérone (DHT). Le taux trop élevé de DHT aura pour conséquence de raccourcir la phase de croissance du cheveu.
La durée de chaque cycle pilaire va considérablement diminuer et passer de quelques années à quelques mois. Les cycles pilaires, normalement programmés pour durer toute une vie, vont dès lors s'épuiser beaucoup plus rapidement. L’excès de DHT provoque généralement une augmentation de l’activité des glandes sébacées voisines des bulbes pileux. Cet excès de séborrhée va peu à peu obstruer les pores du bulbe qui petit à petit étouffera. Parallèlement, le cuir chevelu n’est plus bien vascularisé, ni nourri. L’ensemble de ces phénomènes va entraîner une atrophie des bulbes, ce qui entraîne tout d’abord un éclaircissement des cheveux, et ensuite, une disparition progressive et totale des cheveux sur des zones de plus en plus étendues du cuir chevelu.
précédent - Page 4/4